mercredi 11 novembre 2009
En Belgique, l’accueil de la petite enfance suscite une culture de débat
Cet entretien a d’abord été publié dans le numéro 154 d’octobre 2009 de
la Revue des métiers de la petite enfance. Il s’inspire très largement
de la communication donnée par Mr Parmentier aux Journées Petit 1
tenues à Metz en juin 2009 sur la conciliation entre gestion et qualité
de l’accueil des jeunes enfants.
Pour suivre l’entretien ...
L’Office de la Naissance et de l’Enfance (ONE) est un organisme d’intérêt public de la Communauté française de Belgique. Il est l’héritier de l’Œuvre Nationale de l’Enfance, fondée juste après la Première Guerre mondiale et divisée en 1983 en trois organismes autonomes, un pour chaque communauté linguistique (francophone, néerlandophone et germanophone). Il a deux missions fondamentales : l’accompagnement de l’enfant dans et en relation avec son milieu familial et son environnement social ; l’accueil de l’enfant en dehors du milieu familial. Lire la suite : one.be
Quelles sont les grandes orientations de l’ONE ?
Nous pensons que l’accueil de l’enfant constitue un enjeu important, qui doit conjuguer l’élargissement de l’offre pour les tout-petits et le développement de ressources pour sa qualité. Pour le premier aspect, nous nous réjouissons d’avoir dépassé largement l’objectif fixé en 2002 par le Conseil européen de 33% d’enfants de moins de trois ans accueillis. Pour cela, nous avons décidé d’augmenter les places d’accueil disponibles pour ces enfants de près de 25 %, sur une période de cinq ans. Nous avons donné à ce plan le nom de « Plan Cigogne ». Il couvre les six provinces qui composent la Communauté Wallonie-Bruxelles (ou Communauté française). Cela peut paraître modeste au vu des 100 départements qui constituent la France. Cependant, le défi est important : nous sommes passés de 29 000 places disponibles en 2004 à près de 37 000 places en 2009. Soit une augmentation de 8 000 places ! Et nous avons donné des accords d’ouverture pour plus de 2 000 places supplémentaires à ouvrir d’ici fin 2010. Cela représente six fois plus de places créées que lors de la décade qui précédait.
C’est un effort financier important : un accroissement de près de 20 millions d’euros du budget total consacré à l’accueil de la petite enfance.
Avez vous privilégié un type d’accueil ?
Nous avons investi massivement dans la création de places d’accueil subventionnées : elles constituent près de 80 % des places prévues par le Plan Cigogne. En effet, nous avons privilégié l’accessibilité des milieux d’accueil au plus grand nombre de familles. Dans le cadre de ces places subventionnées par l’ONE, la contribution financière des parents est proportionnelle à leurs revenus. Elle s’échelonne entre 2 et 28 euros. En cas de revenu faible, la participation des parents est donc réduite.
Créer des places d’accueil subventionnées implique le lancement d’appels à projets publics auprès des pouvoirs organisateurs intéressés. Le Plan Cigogne donne clairement priorité aux provinces en déficit de places d’accueil afin de diminuer la disparité entre elles. Dès lors, la sélection de projets s’effectue en fonction d’un classement basé sur plusieurs critères de service universel, d’une part, et de discrimination positive, d’autre part, comme le taux de couverture de la commune, l’indice socio-économique, etc.
La mobilisation des ressources demande également des négociations avec les autres niveaux de pouvoir afin de pouvoir disposer de ce que nous appelons les « aides à l’emploi ». Ces emplois sont subventionnés par le niveau de pouvoir régional et nous ont permis de démultiplier les places en diminuant le coût unitaire de la place créée pour le niveau de pouvoir communautaire, compétent en ce qui concerne l’accueil de l’enfance.
De même, le soutien à la construction de nouvelles infrastructures constitue une priorité. En effet, nous savons que les infrastructures existantes ne sont plus en mesure d’augmenter indéfiniment le nombre de leurs places d’accueil. C’est la raison pour laquelle des subsides sont dédicacés par les Régions aux communes, aux associations et aux zones d’activités économique à la construction de crèches. Cela représente un grand pas en avant et démontre la prise de conscience de tous les pouvoirs publics qui se mobilisent en vue d’accroître l’offre d’accueil.
Pour lire la suite : carnets de santé de Serge Canasse
mercredi 21 octobre 2009
Grippe A H1N1 : la vaccination en pratique
La campagne de vaccination contre la grippe A/H1N1 a débuté mardi 20 octobre mais seulement pour le personnel hospitalier. Les professionnels de santé libéraux et les groupes de population prioritaires pour la vaccination pourraient avoir accès au vaccin, à leur tour, mi-novembre. En lançant la campagne de vaccination, Roselyne Bachelot s’est adressée aux personnels hospitaliers, les appelant à être des « messagers de santé publique », en se faisant vacciner. Car l’opinion publique reste réservée. Point sur la vaccination en pratique, sous quelques semaines seulement, pour les groupes prioritaires.
Avez-vous l’intention de vous faire vacciner contre la grippe A ?
L’opinion publique et… des professionnels n’est toujours pas très favorable. Le dernier sondage réalisé par l’IFOP conclut que seuls 29% des personnes interrogées ont certainement l’intention de se faire vacciner. A contrario, 24% des personnes interrogées seraient opposées à toute vaccination. Enfin, 55% l’envisageraient. A un sondage réalisé par le Figaro sur la seule question « Avez-vous l’intention de vous faire vacciner contre la grippe A ? » sur plus de 12.000 répondants, 69% répondent « non ». Enfin, un médecin sur deux aurait l’intention de se faire vacciner selon un autre sondage IFOP.
Quelles seront les populations prioritaires pour la vaccination plus vulnérables et aux personnels de santé, c’est-à-dire,
-Les personnels de santé de réanimation néonatale et pédiatrique,
-les personnels Médicaux, paramédicaux, aides-soignants, ainsi que les médecins et infirmiers du secteur ambulatoire en contact avec des patients porteurs du virus,
-les femmes enceintes sous réserve des conclusions de l’Agence européenne du médicament (EMEA)
-l’entourage des nourrissons âgés de moins de 6 mois
-les professionnels d’accueil de la Petite Enfance
-les nourrissons de 6 à 23 mois avec facteurs de risque
-les sujets âgés de 2 à 64 ans avec facteurs de risque
-les autres professions de santé, de secours et personnels du transport sanitaire
-les nourrissons de 6 à 23 mois sans facteur de risque
-les personnels d’accueil des pharmacies
-les personnels des établissements médico-sociaux
- les plus de 65 ans avec facteur de risque
- les sujets de 2 à 18 ans sans facteur de risque
-les sujets de plus de 18 sans facteur de risque
Quand aller « se faire vacciner » ?
Chaque français devrait recevoir une convocation de l'Assurance Maladie, chargée d’organiser la campagne et se rendre ensuite dans l’un des centres de vaccination.
Avec quels vaccins ?
On sait que la France a passé commande auprès de 4 fabricants, 4 fabricants, Sanofi Pasteur, GSK, Baxter et Novartis.
3 vaccins sont aujourd’hui agréés par l’Agence européenne du médicament (EMEA), Celvapan®, seul vaccin sans adjuvant et Focetria® du laboratoire Novartis (Suisse) et and Pandemrix® du laboratoire GlaxoSmithKline (britannique). De plus les autorités sanitaires ont annoncé le 8 octobre qu’un vaccin, au moins, pourrait être « mis sur le marché français », directement par l’Afssaps, sans passer par l’homologation de l’Agence européenne.
Les femmes enceintes ou les nourrissons avec facteurs de risque doivent-ils se faire vacciner, même en cas d’absence de vaccins sans adjuvant ?
S’il n’y a pas encore de données sur l’utilisation des adjuvants sur les populations particulières femmes enceintes, nourrissons, immunodéprimés - d’où la recommandation d’utiliser des vaccins sans adjuvats pour ces populations- les autorités sanitaires recommandent, en cas d’indisponibilité de vaccin sans adjuvant, une vaccination avec vaccin avec adjuvant aux femmes enceintes au-delà du second trimestre et aux nourrissons avec facteurs de risque.
Et les personnes immunodéprimées ?
En cas d’indisponibilité de vaccins sans adjuvant, la question n’a pas encore été « tranchée » par les autorités.
Combien de doses ?
Si l’OMS et des Instituts nationaux de santé américains (NIH) aux Etats-Unis sont aujourd’hui d’accord sur l’efficacité d’une vaccination H1N1 avec une seule dose, si les derniers essais cliniques de GSK et Sanofi Pasteur confirment également l’efficacité de leurs vaccins respectifs après une seule injection, en France, la dernière communication des représentants des autorités sanitaires laissait également à penser que la vaccination s’oriente vers « la dose unique ». Mais à ce jour rien n’est officiel.
Le vaccin contre la grippe A(H1N1) sera-t-il remboursé ?
Les personnes vaccinées n’auront pas d’avance de frais à faire.
Sources : Ministère de la santé, OMS, IFOP mise en ligne Maurice Chevrier Santé log
vendredi 16 octobre 2009
Pouponnière de Laxou
Bonjour à tous,
Le 2 octobre 2009, Michel Dinet et Claude Blaque ont inauguré à Laxou la nouvelle pouponnière du Réseau Éducatif de Meurthe-et-Moselle que nous avons pu visiter le 30 août dernier. La pouponnière départementale accueille, chaque année, une trentaine enfants de 0 à 3 ans dont le conseil général a la charge au titre de sa politique de protection de l'enfance.
Voici un petit tour de presse.
- Tout d'abord un article du Républicain Lorrain du 5 octobre ici.
- Une vidéo de France 3 Nancy diffusée le 15 octobre juste ci-dessous où Marie-Geneviève, notre trésorière, parle de son travail au sein de cet établissement
France3 Nancy locale 15 oct
par fneje54
mercredi 7 octobre 2009
Village de la formation, des métiers et de l'emploi
les 17 & 18 octobre 2009 - Metz Expo : Parc des Expositions de Metz Métropole
Pour la troisième année consécutive,
INFFOLOR organise le Village de la Formation, des Métiers et de
l'Emploi, initiative soutenue par le Conseil Régional de Lorraine. Pour
2009, cet événement régional poursuit toujours le même objectif :
permettre à chaque lorrain de s'informer sur la réalité des filières
professionnelles et de trouver sa voie sur le chemin de l'emploi.
Pourquoi un tel Village ?
En
recréant l'ambiance d'un village, avec ses quartiers, ses rues, sa
place, les lorrains ont l'opportunité en un même lieu de bénéficier d'
un concentré d'information sur :
- la formation tout au long de la vie (orientation, réorientation, insertion, reconversion, transition, environnement de la formation : juridique, financement…) ;
- la réalité des filières , des nouvelles compétences, des métiers de demain et «en tension» en Lorraine ;
- des offres d'emploi (en lien direct avec les entreprises et/ou filières et les professionnels de l'emploi …).
Ce Village réunit de nombreux acteurs économiques de l'emploi et de la formation. Entreprises, représentants des différents secteurs d'activités professionnelles sont présents afin d'expliquer leurs métiers mais aussi avec la volonté de transmettre aux visiteurs leur expérience et leur savoir-faire.
A qui s'adresse le Village ?
A tous les lorrains : demandeurs d'emploi, salariés, scolaires (lycéens, collégiens, apprentis,…), étudiants, responsables d'entreprise…
…En fait, à tous ceux qui souhaitent s'informer sur la réalité des filières professionnelles en matière de formation, de métiers et d'emploi.
Comment se présente le Village ?
Concrètement, 16 quartiers composent ce Village de plus de 6 000 m².
En tenant compte des secteurs traditionnels et porteurs en Lorraine, 14 quartiers «filières» sont présentes :
- Agriculture/Agroalimentaire/Aménagement/Forêt
- Hôtellerie/Restauration/Tourisme
- Commerce/Grande Distribution
- Banque/Assurance/Immobilier
- Gestion/Services administratifs/Informatique
- Propreté et Services associés
- Sports/Loisirs/Animation
- Transports/Logistique
- Environnement
- BTP
- Armées/Prévention/Sécurité
- Métiers des technologies et de l'industrie
- Artisanat/Métiers d'art
Deux quartiers stratégiques
A l'entrée du Village, le Carrefour Information/Conseil permet d'une part d'orienter les visiteurs dans le forum et d'autre part de leur apporter une information notamment sur :
• le choix d'un métier ou d'une formation
• la création ou la reprise d'une entreprise
• l'accompagnement des entreprises en matière de formation
• la construction ou le financement d'un projet formation…
Par ailleurs, un quartier dédié uniquement à l'emploi , permet aux visiteurs de rencontrer des entreprises lorraines qui recrutent ainsi que les professionnels de l'emploi des différentes filières du Village.
Source : Réussir en Lorraine
NB : le quartier Sanitaire /Social /Service à la personne est mis en avant puisque c'est dans cet espace que vous retrouverez des informations sur la profession d'Éducateur de Jeunes Enfants
jeudi 1 octobre 2009
Pas de bébés à la consigne : nouvelle conférence de presse
Ce
collectif a notamment redit son opposition, lors d'un point de presse,
aux "jardins d'éveil" pour les 2/3 ans, "avec des capacités d'accueil
élargies et des niveaux de formation des personnels moins élevés" que
dans les structures existantes en maternelles. Le collectif déplore aussi la modification envisagée d'un décret sur l'accueil de la petite enfance. Selon
lui, avec cette modification, les titulaires d'un BEP ou CAP petite
enfance seraient désormais considérés comme du personnel qualifié au
même titre que les éducateurs de jeunes enfants ou les auxiliaires de
puériculture, qui ont reçu des formations plus longues. Ils
seraient donc comptabilisés dans le taux légal de 50% de personnel
qualifié minimum dans les crèches, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. "Nous
allons vers une dégradation des dispositifs existants au détriment des
attentes des familles et des besoins fondamentaux des enfants", précise
une déclaration commune du collectif. "Il
s'agit d'une déqualification, d'une marchandisation avec une volonté
idéologique, comme pour l'aide à la personne, de réduire les coûts des
services publics" selon Jean-Laurent Clochard, de la Confédération
syndicale des familles, membre du collectif. Pour
les deux-trois ans, "68.000 places d'accueil ont disparu depuis neuf
ans du fait des suppression massives de postes d'enseignants", a
affirmé Gilles Moindrot (FSU). "Pas de bébés
à la consigne!", créé en mars 2009, demande notamment le respect d'un
taux d'encadrement d'au moins un adulte pour cinq enfants qui ne
marchent pas et pour huit enfants qui marchent.
Un collectif baptisé
"Pas de bébés à la consigne!", regroupant une trentaine de syndicats et
associations familiales et professionnelles a à nouveau mis en garde
mercredi à Paris contre "les dangers" pesant selon lui sur l'accueil
des tout petits en crèches et maternelles.
vendredi 18 septembre 2009
Si la pédagogie m'était contée...
Bonjour à tous,
Après la conférence du jeudi 10 septembre, nous souhaitons vous proposer de découvrir le site internet de Bernadette Moussy, une de nos deux conférencières. Voici la petite présentation qu'elle a écrite pour vous faire découvrir le site :
J’ai créé ce site en octobre 2002 avec les cours que j’ai construit pour des éducateurs. C’est ainsi que j’ai pu continuer à transmettre. Ses 120 pages peuvent être utiles aux étudiants et tous ceux qui veulent confirmer quelques connaissances en pédagogie et histoire de l’éducation. Des textes d’auteur permettent de se ressourcer ainsi que la présentation d’une douzaine de pédagogues. Une bibliographie est jointe à chaque sujet et permet à ceux qui veulent continuer à chercher d’avoir des outils.
Bon vent !
Bernadette Moussy.
Jardinière d’enfants-EJE-historienne et formatrice.
N'hésitez pas à y aller faire un tour, il se trouve ici : Si la pédagogie m'était contée...
mardi 15 septembre 2009
Vers une suppression du défenseur des enfants (communiqué)
DOMINIQUE VERSINI, DÉFENSEURE DES ENFANTS, DECOUVRE QUE LE GOUVERNEMENT A DÉCIDE DE SUPPRIMER LE DÉFENSEUR DES ENFANTS AU MOMENT DU 20ème ANNIVERSAIRE DE LA CONVENTION INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT (CIDE)
Paris, le 15 septembre 2009
Alors que partout en France et dans le monde, se prépare le 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, la Défenseure des enfants, Dominique VERSINI, découvre avec stupeur les 2 projets de loi présentés lors du dernier conseil des ministres (9/09/09) qui suppriment l’Institution du Défenseur des enfants créée par la loi du 6 mars 2000 en tant qu’Autorité indépendante chargée de défendre et de promouvoir les droits des enfants et diluent ses missions au sein d’un nouveau Défenseur des droits.
Dominique VERSINI, qui n’a été à aucun moment ni consultée ni auditionnée (malgré les demandes de rendez-vous qu’elle a formulées auprès de l’exécutif dès la connaissance du projet de création d’un Défenseur des droits fin 2007), conteste à la fois la méthode, qui relève de la maltraitance institutionnelle1 ainsi que les 2 projets de lois qui posent de nombreuses interrogations :
Le nouveau Défenseur des droits, qui a été institué par la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 sans que son périmètre soit défini au moment du vote, a pour but, selon le projet, de renforcer et de donner plus de cohérence et de lisibilité à la protection des droits et des libertés des citoyens en le dotant de pouvoirs renforcés. Si tel est le but, on ne comprend pas pourquoi le Gouvernement a décidé de limiter son champ d’intervention aux compétences du Médiateur de la République, du Défenseur des enfants et de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), excluant de fait la protection de droits aussi fondamentaux pour nos concitoyens que ceux concernant les discriminations, le contrôle des lieux privatifs de liberté, la protection de la vie privée menacée par la multiplication des fichiers informatiques qui resteraient gérés respectivement par la HALDE, le Contrôleur général des lieux privatifs de liberté (CGPL) et la CNIL.
La Défenseure des enfants exprime son total désaccord sur le fait qu’ait été décidé arbitrairement et sans aucune concertation de dissoudre certaines autorités indépendantes et d’aménager une simple articulation avec d’autres.
Elle demande donc au Gouvernement d’expliciter sur la base de quelles logiques il a pris la décision de supprimer à mi-mandat une autorité indépendante de la République en charge de la défense et de la promotion des droits de l’enfant dont le travail est reconnu unanimement en France et à l’étranger.
Concernant plus spécifiquement les enfants :
La Défenseure des enfants rappelle que depuis sa création l’Institution a traité des réclamations concernant près de 20.000 enfants.
-
La Défenseure des enfants
considère que cette nouvelle organisation va affaiblir la mission de
défense et de promotion des droits de l’enfant :
- Les enfants (mais aussi leurs parents) ne s’adresseront pas facilement à un Défenseur des droits qui n’aura pas une compétence visible et spécialisée pour les enfants. Les modèles européens auxquels fait référence le projet de loi prévoient sous une forme ou sous une autre un Défenseur des enfants en tant que structure distincte ou adjointe du Médiateur général.
-
En matière de défense des droits de l’enfant le projet de loi marque un recul par rapport à la loi du 6 mars 2000 qui a confié au Défenseur des enfants la mission de défendre tous les droits fondamentaux des enfants
consacrés par la loi ou par un engagement international régulièrement
ratifié ou approuvé, et notamment la Convention internationale des
droits de l’enfant à laquelle il n’est à aucun moment fait référence
dans le projet.
Cela ne pourra qu’entraîner une réduction des interventions que la Défenseure des enfants est amenée à faire régulièrement auprès des pouvoirs publics en faveur d’enfants qui vivent des situations qui ne sont pas formellement interdites dans le droit français mais qui sont contraires à leur intérêt supérieur au sens de la Convention internationale des droits de l’enfant : par exemple, la présence d’enfants dans les Centres de rétention administrative, le traitement des mineurs étrangers isolés, l’accès aux soins des enfants de Mayotte, ... C’est donc l’Autorité morale et la force d’interpellation de la Défenseure des enfants à travers ses interventions et avis qui sont réduites. -
Le projet de loi ne prévoit rien sur le maintien de la mission de promotion des droits de l’enfant qui est affirmé dans l’article 5 de la loi du 6 mars 2000,
que la Défenseure des enfants a développé considérablement en 3 ans -
en partenariat avec des conseils généraux de tout bord politique et
avec l’Education nationale - par la création de 32 « jeunes ambassadeurs » faisant leur service civil volontaire auprès de son institution et ayant sensibilisé sur les droits de l’enfant plus de 50 000 enfants en trois ans dans 12 départements.
Elle rappelle qu’elle anime également une équipe de 60 correspondants territoriaux qui la représentent sur tout le territoire. Leurs attributions (promotion des droits de l’enfant, médiations interinstitutionnelles de premier niveau lorsqu’un droit de l’enfant est menacé, liens avec les différentes autorités publiques, enquêtes de terrain sur la mise en œuvre des droits de l’enfant, tutorat des jeunes ambassadeurs...) diffèrent de celles des délégués du Médiateur de la République. Le projet de loi ne dit rien sur le devenir de ces hommes et de ces femmes issus de la société civile qui, souvent depuis la création de l’institution, se dévouent à la cause des enfants.
-
Dominique
VERSINI rappelle que l’apport du Défenseur des enfants dépasse le
traitement des réclamations et s’inscrit dans une réflexion de société
sur les grandes questions concernant les enfants
En 3 ans elle a fait des propositions de réformes législatives sur des questions de société reprises par le Gouvernement (le statut des tiers beaux-parents, la situation des enfants dans les séparations parentales conflictuelles,...), des propositions d’améliorations de politiques publiques (le rapport sur les Adolescents en souffrance mis en application par la ministre de la Santé a entraîné la multiplication des Maisons des adolescents et des équipes mobiles de pédopsychiatrie), des recommandations relatives aux mineurs étrangers isolés, aux tests ADN, et à la justice des mineurs. -
L’Institution du Défenseur des enfants contribue à porter la parole des enfants au plus haut niveau de l’Etat
En 2009, a été réalisée une grande consultation nationale donnant la parole aux collégiens et lycéens sur 10 sujets qui les concernent (famille, éducation, discriminations, violences, justice, handicap, santé, expression et la participation ...). Leurs 200 propositions, rassemblées dans un livre d’or de la parole des jeunes et destinées au Président de la République et au Parlement, seront rendues publiques par leurs porte-parole à la Sorbonne le 20 novembre 2009.
La Défenseure des enfants pense qu’il serait particulièrement opportun que le Gouvernement vienne à cette occasion expliquer aux jeunes le nouveau dispositif envisagé pour la défense de leurs droits. -
Dominique VERSINI va assurer la Présidence du réseau européen des 35 Défenseurs des enfants (European Network of Ombudspeople for Children)
Ces Défenseurs des enfants se réunissent en assemblée générale à Paris du 23 au 25 septembre 2009 pour échanger leurs expériences en matière de respect des droits de l’enfant en présence de représentants du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne.
La Défenseure des enfants invite le Gouvernement, le Parlement et la presse à venir les rencontrer pour comprendre leurs différentes modalités d’organisation qui, dans tous les cas, identifient nettement la visibilité de la fonction de Défenseur des enfants.
Dominique VERSINI considère que la suppression du Défenseur des enfants sous la forme décidée par le Gouvernement marque un recul dans le respect des droits fondamentaux des enfants et va à l’encontre des préconisations du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies qui, dans son rapport du 22 juin 2009, a demandé au Gouvernement de « continuer à renforcer le rôle du Défenseur des enfants ».
Pour mémoire :
Dominique VERSINI, conseiller d’Etat, ancien secrétaire d’Etat chargée de la lutte contre la précarité et l’exclusion (2002-2004) et Co-créatrice du Samu Social de Paris (1993), a été nommée Défenseure des enfants par décret du Président de la République le 29 juin 2006 pour une durée de 6 ans (2006-2012). Elle a succédé à Claire Brisset (2000-2006), actuelle médiatrice de la Ville de Paris.
1 : L’Institution du Défenseur des enfants comprend 28 permanents, 60 correspondants territoriaux et 34 jeunes ambassadeurs civils volontaires
dimanche 13 septembre 2009
Revue de presse autour des jardins d'éveil
Bonjour à tous,
Une petite revue de presse sur le Web sur les derniers articles parlant des jardins d’éveil…
Enfant.com (04/09/09) : Interview de Hubert Montagner « Rien ne justifie la création des jardins d’éveil »
Le Parisien.fr (04/09/2009) : Ils testent le jardin d’éveil
La lettre du cadre.fr (01/09/09) : Qui veut des jardins d’éveil ?
Le Parisien.fr (04/09/09) : un laboratoire pédagogique
L’Humanité.fr (02/09/09) : Jardins d’éveil. Morano a l’assaut de la maternelle
Médiapart.fr (03/09/09) : l'école maternelle concurrencée par le jardin d'éveil
[edit le 17 septembre 2009] Ajout de deux nouveaux articles :
Libération Champagne (16/09/09) : Les jardins d'éveil, source d'inquiétudes
Rezocitoyen (16/09/09) : Les jardins d'éveil... un jardin d'Eden pour l'école catholique de Vendée
samedi 5 septembre 2009
Nadine Morano sur RTL9 Est
Bonjour à tous,
Mme Nadine Morano, secrétaire d'État chargée de la Famille et de la Solidarité, était l'invité de RTL9 dans l'émission Bienvenue chez vous.
Vous pouvez retrouver la vidéo de l'émission sur le site de RTL9 est. L'intervention de Mme Morano commence vers la 7e minute de l'émission. Sont traités : la grippe A, les jardins d'éveil (entre autre).
samedi 29 août 2009
STOP aux virus de la grippe
Bonjour à tous,
l'INPES relaie sur son site la nouvelle campagne d'informations sur la nouvelle grippe A H1N1. Il existe ainsi tout un ensemble de documents téléchargeables qui permettent de construire sa communication au sein de son établissement.
Plus spécifique au public que nous accueillons au sein de notre profession, voici une vidéo concernant le lavage des mains des enfants.

